Nous sommes des citoyens qui pensons, à l’instar de ce qu”Alain de Benoist écrivait dans “L’alibi antifasciste” que “l’ antifascisme incantatoire, à fondement moralo-religieux (Hitler a remplacé le Diable dans l’imaginaire contemporain), est d’abord l’alibi d’une gauche qui, ayant à peu près tout trahi ou abandonné de ses anciennes convictions, se raccroche avec d’autant plus de force à cette thématique obsolète qu’elle espère ainsi faire croire (et se faire croire à elle-même) qu’elle n’a pas changé.
L’antifascisme est « la seule chose qui reste quand on a passé tout le reste par-dessus bord », observe Bernard Langlois. Et de même, François Darras : « A ceux-là qui, souvent, dans leur jeunesse, participèrent des mythologies d’extrême gauche, mais qui ont tourné casaque, ont tout rejeté, le bébé avec l’eau du bain, ne croient plus en rien, n’espèrent plus rien, ne se réclament plus d’aucun projet, récusent toute alternative, qui se sont ralliés sans complexes à la mondialisation néolibérale, qui préfèrent conseiller le patronat plutôt que conscientiser les idées, que reste-t-il ? Cela. Rien que cela : la dénonciation obsessionnelle du monstre fasciste ».
(…)
Dans la mesure où il pose un « fascisme » imaginaire en repoussoir par rapport auquel tous les maux présents deviennent acceptables, il constitue un moyen parmi d’autres de détourner l’attention : la dénonciation des dangers disparus est toujours une excellente façon de faire oublier les périls actuels (totalitarisme de l’argent, destruction du milieu naturel, arasement des cultures, montée de l’insignifiance, marchandisation du monde, aliénation et désocialisation des hommes réduits au rang de consommateurs, etc.).
Subsidiairement enfin, l’ « antifascisme » contemporain, qui ne cesse d’alimenter sous prétexte de « vigilance » des pratiques d’exclusion et de délation, correspond à une posture de rachat, à une mise en scène complaisante de soi, qui permet de se classer à bon compte dans le camp des « justes », de s’autodéfinir sans rire comme résistant des temps modernes, en mobilisant sans risques contre des fantômes. (…) Le temps des fascismes (et des communismes) est passé. L’ « antifascisme » contemporain n’est qu’un pur simulacre.
Bref, ce blog est là pour se moquer des torrents de bêtises que l’on trouve sur les sites “antifa”, pour dénoncer le caractère intolérant et souvent violent de ces milieux, pour rappeler enfin que les “antifa” ne sont que l’infanterie coloniale du système néo-libéral.
L’antifascisme : une esthétique dans l’action…