Rojava : un califat d’extrême-gauche

Introduction

Le Rojava est le nom donné par les indépendantistes kurdes au « Kurdistan syrien », en fait une région située au nord – ouest de la Syrie et où vit une forte communauté kurde. A l’occasion de la guerre en Syrie, les combattants kurdes ont essayé d’imposer la sécession de facto de cette région. Mais ils se sont retrouvés confrontés directement avec le groupe djihadiste et terroriste « Etat islamique » (DAESH). Le Rojava est d’ailleurs apparu dans l’actualité mondiale lors de la bataille de Kobané qui a opposé les forces kurdes (regroupées dans l’organisation YPG) et les djihadistes.

Mais depuis 2014, cette région est aussi devenue le théâtre d’opération d’une organisation militaire d’extrême-gauche intitulé « Bataillon International de libération ». Si cette unité prétend combattre DAESH, elle se sert également du territoire dit du Rojava, à l’instar de DAESH ailleurs en Syrie et en Irak, comme d’un sanctuaire pour s’organiser et entraîner ses membres pour un tout autre genre de lutte armée. Lutte qui risque plus tard, d’avoir lieu en Europe et qui ne serait ni plus ni moins qu’une relance du terrorisme d’extrême-gauche.

C’est pourquoi, nous pensions utile de traiter ce sujet.

ROJAVA

Origine

L’idée d’origine de former pour le Rojava un bataillon International, rappelant les Brigades Internationales de la guerre civile espagnole[1], est à chercher au sein de l’extrême-gauche turque très implantée en Allemagne et aussi dans ses liens avec l’extrême-gauche allemande mais aussi espagnole !

Cette initiative provient avant tout de la mouvance dite maoïste. Mais elle a aussi rapidement attiré les mouvances anarcho-marxistes européennes qui se sont rapprochées des maoïstes à cette occasion.

Qui en fait partie ?

Le parti à l’origine de ce bataillon est le MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et Kurdistan). Ce « parti » turc maoïste est bien évidemment illégal en Turquie et ses militants se battent au sein des forces kurdes de Syrie (YPG) et de Turquie (PKK) depuis 2012 déjà.

Ce parti a créé des camps d’entrainement permanents au Kurdistan irakien.

Le MLKP a des liens étroits avec l’extrême-gauche allemande via la communauté immigrée turque, au sein de laquelle la gauche radicale est très active. Ces liens sont démontrés entre autres par le fait qu’une jeune allemande[2] ait trouvé la mort en combattant au sein du B.I.L

Par la suite, ce parti a été rejoint au sein de ce « bataillon international » par, entre autres :

  • Le TKPML (Parti communiste de Turquie Marxiste-Léniniste) : Organisation maoïste illégale qui possède une branche armée nommée TIKKO (Armée de libération des ouvriers et paysans de Turquie)
  • TKEP/L : Parti Travailliste Communiste de Turquie/Léniniste. Organisation illégale en Turquie dont le siège est situé justement au Rojava, hors de portée des autorités turques
  • DK : Etat-major révolutionnaire. Groupe maoïste turc qui a de nombreux liens avec le MLSPB-DC (lié aux BÖG dont on parle plus bas) et avec lequel, il a formé un bataillon mixte au sein du Bataillon International[3]
  • Parti Marxiste-Léniniste/Reconstruction Communiste : Ce « parti » espagnol a des liens très étroits avec le parti turc fondateur du Bataillon International au travers d’une structure internationale dénommée ICOR (voir plus loin). Cette organisation a envoyé un nombre conséquent de volontaires au Rojava dont certains ont été emprisonnés à leur retour en Espagne, pour avoir participé à un conflit étranger avec des organisations considérées comme terroristes telles que le PKK
  • BÖG : Forces Unies de libération, série de groupes révolutionnaires turcs qui se sont réunis fin 2014 afin d’organiser des unités de combat pour le Rojava. Le BÖG, au contraire du Bataillon International, n’était pas sous le contrôle du MLKP[4] qui contrôle le B.I.L. Ce qui ne l’empêchera pas de rejoindre en 2015 ce Bataillon International. Les groupes qui composent les BÖG sont, entre autres, les suivants :
    • DKP : Parti Communiste Révolutionnaire
    • MLSPB-DC : Unité de propagande armée Marxiste-Léniniste / Front Révolutionnaire
    • TDP : Turqiye Devrin Partisi – Parti Révolutionnaire de Turquie
    • SI : Sosyal Isyan – Insurrection sociale
    • PDKÖ : Proletarius Devrinci Kurtuleis Orgütü – Organisation révolutionnaire prolétarienne de libération

Certaines unités de ce bataillon international sont organisées par nationalités :

  • Brigade Bob Crow : Composé d’Anglais et d’Irlandais, utilisant le nom d’un leader syndical très marqué à gauche et décédé en 2014
  • Brigade Henri Krasucki : Composé de Français et utilisant le nom de l’ancien leader du syndicat communiste CGT. L’existence d’une telle « unité » est inquiétante vu la montée en puissance des groupes violents extrémistes de gauche en France.
  • Union Révolutionnaire pour la solidarité Internationale : Composée de militants anarcho-marxistes de Grèce
  • Antifascist Internationalist Tabûr : composée de militants gauchistes originaires d’Europe de l’Ouest. Ce « bataillon antifasciste » serait dirigé, selon nos informations, par un ressortissant italien

Outre toutes les nationalités déjà citées, on trouve aussi dans ce « Bataillon international » des combattants gauchistes provenant des USA, d’Italie, de Grèce, d’Allemagne, d’Albanie, du monde arabe et d’Arménie.

Très récemment, ce Bataillon International a été renforcé par deux nouvelles structures :

  • International Revolutionary People’s Guerrilla Forces : groupe anarchiste qui prétend que ses membres viennent du monde entier
  • The Queer Insurrection and Liberation Army (dont les initiales forment TQILA) : groupe qui se veut représenter les militants homosexuels. Il est à penser que cette unité n’existe que sur le papier et ceci, pour des raisons de propagande. Le problème est que les rares photos que ce groupe ait publié semble déplaire très forts à leurs camarades kurdes et turcs dont le stalinisme semble être resté un peu conservateur au niveau des mœurs.

orga groupes gauchistes Rojava

Un Al Qaeda marxiste ?

Les deux principaux mouvements qui « alimentent » ce bataillon international (le MLKP turc et Reconstruction Communiste espagnol), ainsi que nombre de groupes qui soutiennent cette initiative sur un plan politique et/ou logistique, appartiennent à une organisation communiste internationale peu connue mais très active.

Il s’agit de l’ICOR, qui signifie en français « Coopération Internationale de partis et d’organisations révolutionnaires ». Cette coordination, créée en 2010, compte 49 partis/organisations présent(e)s sur 4 continents. Elle compte essentiellement en ses rangs, des groupes de tendance maoïste.

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Contrairement aux « internationales » communistes classiques[5], ICOR insiste sur le fait qu’elle est uniquement une organisation de coopération et de coordination « pour la coopération pratique » (vu l’engagement de l’ICOR dans la création des unités de combat au ROJAVA, on imagine aisément le genre de choses qu’ils veulent mettre en pratique) et le soutien mutuel aux organisations membres.

Bref, si on remplace le jargon marxiste par le blabla islamiste, on retrouve la même mission que celle que s’était fixé Al-Qaeda : être une sorte de base et de connexion entre les djihadistes du monde entier.

A noter d’ailleurs qu’une des pages Facebook de soutien au Bataillon International se dénomme « The Base », c’est-à-dire une des significations du mot « Al Qaeda ». Ce qui démontre bien que si l’idéologie est différente, le concept de fonctionnement est le même : avoir un sanctuaire pour se préparer à la lutte mondiale.

Les soutiens en Belgique

En Belgique, le B.I.L peut compter sur le soutien du « Secours Rouge », qui est une sorte de réceptacle de tout ce qui reste du maoïsme en Belgique, y compris le fan-club de l’organisation terroriste belges des années 80, les Cellules Communistes Combattantes.

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Les anarchistes, oubliant un peu vite les nombreux morts qu’ils doivent aux staliniens/maoïstes dans l’histoire, sont également de fervents supporters du B.I.L. Nous pensons en tous les cas ici à Alternative Libertaire, aux Jeunesses libertaires et à Bruxelles Zone Antifasciste.

A ce jour, le B.I.L ne revendique pas de volontaires belges…mais certains militants anarcho-marxistes semblent être « partis à l’étranger » sans plus de détails.

Des martyrs…pour la lutte armée de demain ?

Car là, il s’agit de la guerre, la vraie !

On n’a que peu de détails sur le rôle tactique dévolu sur le terrain à ce B.I.L. Certains prétendent qu’on ne confie aux volontaires occidentaux que des tâches subalternes et qu’ils servent avant tout à des fins de propagande.

Mais en tous les cas, le B.I.L a connu plusieurs martyrs dont :

  • Ivana Hoffmann tué en mars 2015 à la bataille de Tell Tuer. Était allemande, d’origine togolaise, extrémiste de gauche et militante homosexuelle.
  • Un militant américain nommé Robert Grodt
  • Les ressortissants turcs nommés Ayşe Deniz Karacagil et İbrahim Tufan Eroğluer
  • Alper Çakas, militant turc tué en 2015
  • Aziz Güler, haut responsable militaire des BÖG, tué en 2015

Ivana-Hoffman

Pris entre 2 feux

Nos vaillants internationalistes ne se battent pas uniquement contre DAESH. Ils servent aussi de porte-flingues du PKK dans la guerre civile larvée entre factions kurdes, avec d’un côté le PKK (de Turquie) et les YPG (de Syrie), et de l’autre le PDK (d’Irak). Tous ces groupes se préparent à se disputer l’hégémonie sur le futur Kurdistan réunifié qui se profile à l’horizon !

Dans ce contexte, le PDK apprécie moyennement l’arrivée de « renforts internationalistes » pour ses concurrents des YPG. C’est ce qui explique que régulièrement les milices du PDK arrêtent des volontaires pour le B.I.L en transit vers ou au retour du Rojava.

Anti-impérialistes armés par la CIA

Comme d’habitude, nos gauchistes anti-impérialistes, mais pas trop, n’ont pas de problèmes de conscience de parader dans les treillis d’origine US, avec des armes et des munitions fournies par la CIA et, pour les rares qui se battent, de profiter du soutien aérien des USA.

Mais ce n’est pas un étonnement pour les connaisseurs de l’extrême-gauche car les groupes gauchistes ont très souvent été manipulés par les USA[6].

Conclusion

Pour les gauchistes qui sont là-bas, s’il est évident que leur rôle militaire est des plus limité, il n’en reste pas moins que l’état de guerre leur permet de s’entraîner au maniement des armes, à la fabrication d’engins explosifs, etc…

Et il est à penser qu’à l’instar des djihadistes, ils ne reviendront pas forcément en paix du Rojava.

Bien au contraire, tout comme les djihadistes, ces combattants formeront des réseaux. Et ils pourront à leur tour former d’autres militants aux techniques de combat et de préparation de bombes.

Au moment où l’extrême-gauche européenne reprend de plus en plus souvent une rhétorique de lutte armée, les liens entre ces groupes et ce véritable « califat gauchiste », qui existe dorénavant au Rojava, devrait inquiéter nos autorités.

Dorénavant, puisqu’on sait que ces dernières nous lisent attentivement, elles ne pourront en tous cas pas dire qu’elles ne savaient pas !

 

[1] De 1936 à 1938 (année de leur dissolution), les Brigades Internationales ont rassemblé des milliers de militants communistes venus du monde entier pour participer à la guerre civile espagnole aux côtés des communistes espagnols
[2] Ivanna Hoffmann, voir paragraphe « Des martyrs… »
[3] Dénommé Alper Cakas, du nom d’un volontaire tué au Rojava
[4] Voir plus haut
[5] Associations internationales de partis politiques marxistes
[6] On se souvient de ce patron de journal révolutionnaire belge devenu, pour services rendus ( ?), patron en Belgique d’un groupe de presse américain. On se souvient aussi de l’assassinat par les Brigades Rouges du politicien italien Aldo Moro. Assassinat qui a bien arrangé les affaires de la diplomatie américaine, très inquiète des contacts entre Moro et le Parti Communiste italien

Paroles de révolutionnaires…LOL

Le 2 juin dernier, l’extrême-gauche de la ville de La Louvière était tout en émoi. En effet, le mouvement Nation tenait une réunion dans cette cité, réputée très à gauche.

Les gauchistes locaux se mirent à faire des bonds et appelèrent à une contre-manifestation qui finalement rassembla une trentaine d’individus et n’empêcha les militants de Nation ni de tenir leur réunion ni de se rassembler brièvement dans le centre-ville à quelques centaines de mètres des gauchistes.

Il est intéressant de constater que ce rassemblement a été bien peu relayé sur les sites d’extrême-gauche. Quelle peut être la raison de ce peu d’intérêt ?

Avant tout, il faut savoir que derrière le collectif organisateur (Alternative antifasciste de La Louvière), on trouve les JOC dont nous avons déjà souvent parlé sur ce site, comme ICI.

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Et le fait que les JOC se soient retrouvés isolés lors de cette action confirme l’analyse que nous avions publié sur notre site et qui expliquait que le torchon brûlait entre les JOC et une partie du reste de l’extrême-gauche. La raison en est le jusqu-au-boutisme et l’agressivité des militants anarcho-libertaires qui infiltrèrent un moment les JOC.

Il est d’ailleurs marquant que la consigne n°1 des organisateurs était : « !!! UN SEUL MOT D’ORDRE, PAS DE DÉGRADATION PAS DE VIOLENCE !!! » Ils en ont presque oublié de parler de Nation MDR !

Les organisateurs eux-mêmes semblaient d’ailleurs bien savoir à quoi s’attendre avec les « antifascistes » puisqu’ils ont écrit sur leur propre page Facebook : « Nous ne voulons en aucun cas de confrontation ! Que ce soit clair alternative antifa ne cautionne aucun débordements, provocation, insulte, jet de projectile etc etc ! »

Où ça doit devenir encore plus curieux si on est bien de gauche, anti-autoritaire et pas trop fan de la police (ce que sont censés être les JOC), c’est lorsqu’on lit :

  • « Nous apprenons à l’instant que les autorités communales ont donné un avis favorable à notre rassemblement ! À samedi ! ». NDLR : Ah, c’est bien, ils ont demandé aux autorités. Ce sont de bons citoyens, ça. Espérons qu’ils auront été déférents envers le bourgmestre.
  • « Il y aura un dispositif policier adéquat »
  • « Nous ne voulons simplement pas être tenu pour responsable de débordements dans notre rassemblement.. la police sera là pour les empêcher de nuire (NDLR : les gens de Nation)
  •  « la police s’en chargera »

L’extrême-gauche n’est décidément plus ce qu’elle était ! Ou plutôt si, sauf que maintenant ça se voit mieux ce qu’elle est : l’idiote utile du système !

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Les impressionnants révolutionnaires bien polis et gentils avec le système en place 

 

Lamentables contre l’OTAN !

Chacun se souvient du récent sommet de l’OTAN qui a eu lieu à Bruxelles fin mai !

Plusieurs semaines auparavant, toute l’extrême-gauche belge laissait entendre qu’on allait voir ce qu’on allait voir, que Trump n’avait qu’à bien se tenir et que le sommet de l’OTAN allait être bloqué…Tout ceci agrémenté d’affiches très combatives et parlant d’action directe ! Et de slogans tels que « Block NATO » ou « Smash Nato » !

Finalement, une fois de plus, la montagne a accouché d’une souris. Et si les mouvements pacifistes classiques ont rassemblé +- 9.000 personnes (dont de nombreux européens) dans une manifestation bon enfant, le « bloc radical anti-capitaliste » n’a rassemblé qu’une centaine de personnes à peine, avec des calicots très « amateurs ».

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Cherche sérigraphe d’urgence

Le jour suivant, de la même manière, si des groupes activistes non violents ont mené quelques actions symboliques et médiatisées, qui n’ont pas retardé le sommet de l’OTAN d’une minute, les anarcho-marxisto-activistes qui aiment pourtant rouler des mécaniques furent totalement invisibles.

Ils le reconnaissent eux-mêmes d’ailleurs dans un texte « Il est certains, qu’en l’état actuel de la gauche radicale belge, un blocage complet du sommet n’était pas envisageable. » (NDLR, nous avons recopié aussi l’orthographe…). La bonne question alors est de savoir pourquoi avoir annoncé des actions en ce sens ?

Enfin, pas grave, ils pourront toujours se rattraper par des actions plus dans leurs capacités réelles comme aller taguer des locaux nationalistes, la nuit (si possible sans faute d’orthographe).

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Cherche un correcteur d’orthographe d’urgence !

PS : Pour éviter tout malentendu, cet article n’implique pas que la rédaction de notre « observatoire des extrémismes de gauche » a de la sympathie pour l’OTAN. Il s’agit d’un tout autre débat qui n’a pas lieu d’être sur ce blog spécifique.

 

 

Le local qui rassemblait les intolérants et les haineux a enfin fermé ses portes…

Attention, nous ne parlons pas du local bruxellois de l’APF, ainsi qualifié par l’extrême-gauche…mais bien du local de cette même extrême-gauche…

En effet, c’est bien le bâtiment situé Rue Godcharles à Ixelles, squatté depuis deux mois par des militants gauchistes et renommé « Centre Social Anarchiste », qui a été évacué par la police ce vendredi 19 mai.

Au-delà  de la cocasse ironie du sort qui veut que les animateurs de la campagne (qui dure depuis plus d’1 an) pour fermer le local de l’APF, perdent leur propre local au bout de 2 mois ; plusieurs éléments liés à  cette expulsion montrent à  quel point, nous avons raison dans les nombreuses analyses que nous faisons sur l’extrême-gauche.

Sur nos doutes quant au côté sans concessions de leurs activités

On apprend en fait que l’occupation « spontanée», « révolutionnaire » et « radicale » de la maison de la Rue Godcharles avait en effet été négociée avec la société propriétaire de l’immeuble. En effet, dans le communiqué annonçant leur prochaine expulsion, les gauchistes affirment que les propriétaires étaient revenus sur leur engagement à tolérer l’occupation jusque juillet au moins. Les anars en train de mendier quelques mois de squat à une grosse société immobilière…Ca ne fait pas très sérieux

Sur leurs liens avec la police et la ville de Bruxelles

La veille de l’expulsion, les réseaux sociaux gauchistes disaient savoir, de source sure, la date de l’expulsion. Et effectivement, ils avaient la bonne date. La bonne question est donc : comment et par qui ont-ils pu l’obtenir ? Nous avions déjà explicité dans d’autres articles, les relations troubles entre certains policiers et certains fonctionnaires de la ville de Bruxelles.

Sur leur vrai poids militant

L’extrême-gauche rassemble parfois un peu de monde à ses activités, même si pour cela elle a besoin de dizaines d’organisations. Mais manifestement, les seuls anars purs et durs n’ont pu rassembler que 20 personnes pour une action aussi importante que de défendre leur local…Ce faible nombre, ainsi que le peu de réaction du reste de la mouvance d’extrême-gauche, semble aussi confirmer que, comme nous l’annoncions, le reste de l’extrême-gauche commence à en avoir un peu marre de ces anars qui lancent plein d’initiatives, sans jamais pouvoir les assumer jusqu’au bout !

Sur la véracité de leur démarche anti-système

Dès la nouvelle de l’expulsion et de certaines arrestations, divers intervenants sur les réseaux sociaux de la mouvance anarchiste demandaient s’il y avait des élus qui étaient intervenus pour qu’on libère les personnes arrêtées Là  aussi, démarche curieuse pour des gens qui disent que les élections ne servent à rien, que les élus ne représentent qu’eux-mêmes , qu’il faut en finir avec la démocratie parlementaire. Mais qui, au moindre problème, demandent l’aide de leurs protecteurs politiques habituels : élus du PS et d’ECOLO.

Sur leur impunité judiciaire

L’expulsion n’a pas été de tout repos et les gauchises ont bombardé les policiers avec des sacs de peinture, du mobilier et des sacs d’urine. Malgré ces actes de rébellion et de violences envers des policiers, la vingtaine de gauchistes a été libérée dans les heures qui ont suivi. On n’ose imaginer ce qui serait arrivé à  des militants nationalistes s’ils s’étaient rendus coupables des mêmes faits. Cela démontre une fois de plus que certains magistrats couvrent les agissements de cette extrême-gauche…

Pour ce qui est de retrouver un toit, on n’a pas de craintes pour les anars. Ils retourneront sans nul doute, la queue entre les jambes, demander asile auprès des staliniens du local Sacco & Vanzetti installé à  St Gilles. Oubliant un peu vite d’ailleurs la manière dont les prédécesseurs politiques de ces staliniens traitèrent, en leur temps, les anarchistes.

Mais bon dans l’état où ils sont, ils n’ont sans doute guère le choix !

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Et boum dans le pif !

Quelques images des incidents qui ont opposé aux USA des militants « antifa » à des supporters de Trump voici quelques semaines.

Pour info, il faut savoir que les premiers avaient régulièrement agressé les seconds tout au long des semaines précédentes. Mais cette fois-ci, ils sont mal tombés 😉

Antifa Bruxelles : le flop du 23 avril !

La mouvance « antifa » belge avait deux raisons d’avoir la gueule de bois ce lundi 24 avril. La première était leur colère face à la réussite de Marine Le Pen lors du premier tour des présidentielles.

La seconde étant leur prestation très très moyenne lors de la « grande manifestation européenne contre l’extrême-droite (et accessoirement le local de l’APF à Bruxelles) » qui a eu lieu le dimanche.

En effet, de leur propre aveu, cette « mega-manif » a rassemblé une « petite centaine » de manifestants. Comprenez qu’ils ont rassemblé quelques dizaines d’ados attardés en recherche de sensations fortes ! Et pour faire quoi ? Une petite promenade bien gentillette, bien éloignée des prestations de leurs « confrères » français qui ont provoqués nombre d’incidents ce dimanche soir dans l’hexagone.

Qu’est ce qui peut expliquer ce flop ? A part le fait qu’ils sont intrinsèquement mauvais, bien sûr 😉

D’abord car manifestement, ils ont été lâchés par tous les groupes d’extrême-gauche « institutionnels » dont il semble que plus aucun ne veuillent manifester aux côtés de ces excités, cagoulés, habillés en noir et adeptes du vandalisme de matériel urbain.

Ensuite, la courte lune de miel entre les maoïstes du Secours Rouge et les anarchistes des Jeunesses Libertaires (qui sont derrière le collectif « Bruxelles Zone antifa ») semble déjà finie. Pour preuve, le fait que le local « Sacco et Vazetti » des premiers n’abrite plus les réunions des seconds[1] et organisait, justement dimanche dernier, une activité à l’heure où la manif devait normalement « battre son plein ».

Enfin, la lassitude des militants pour une campagne qui dure depuis des mois, monopolise beaucoup d’énergie et a amené de sérieux problèmes[2]. Et ceci, sans aucun résultat puisque le local de l’APF est là depuis maintenant plus d’un an et fonctionne sans grands problèmes. Pire même, le concept que les antifa proposaient dans leurs réunions internes ; à savoir que si les « fachos » devaient consacrer trop d’énergie à défendre le local, ils finiront par l’abandonner ; se retourne vers les gauchistes qui, justement, consacrent tellement d’énergie à lutter contre ce local que cela mine clairement d’autres engagements sociaux et politiques. Et manifestement, cela déplaît à un certain nombre de militants de base…

Bon ben ils ne restent plus aux antifa belges que d’organiser une manifestation « mondiale », cette fois, contre l’extrême-droite. Histoire qu’ils trouvent enfin quelqu’un qui veuille bien essayer de régler le problème du local APF à leur place….

[1] Jeunesses Libertaires qui, entretemps, se sont repliées sur le nouveau « Centre Social Anarchise » situé dans un récent Squat situé Rue Godecharle à Ixelles

[2] En décembre 2016, les fins tacticiens antifa avaient permis à la police d’arrêter une soixantaine de personnes dont un certain nombre seront poursuivies pour des dégradations multiples

 

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Les masses populaires et métissées ne semblaient pas être au rendez-vous !

 

Les antifa, même à gauche, on s’en méfie !

Récemment s’est déroulée, à Bruxelles, une manifestation contre « les violences policières ». Cette manifestation, organisée entre autres par les JOC (Jeunes Organisés et Combattifs, issus du monde syndicaliste chrétien mais infiltrés par nombre de militants trotskistes), a confirmé les relations tendues existant entre les JOC et la mouvance dite « antifa » (à savoir les anarcho-marxistes des Jeunesses Libertaires).

En effet, ces derniers avaient annoncé leur participation à la manifestation sous forme « d’un bloc antifasciste »…Le problème est que si on voyait bien sûr un certain nombre de personnes masquées à la façon « black blok de chez aldi » et quelques drapeaux antifa, il n’y avait rien qui ressemblait à un bloc qui se serait voulu autonome par rapport à la manifestation. Les antifa étaient noyés dans le demi-millier de manifestants qui se sont d’ailleurs épuisés dans une manifestation de plusieurs heures…nombre de participants ayant d’ailleurs abandonné le cortège avant la fin !

La raison de l’absence de bloc « dur » est dû au fait que les organisateurs se méfiaient comme de la peste de ceux qu’ils semblent de plus en plus considéré comme des provocateurs dangereux. Dangereux pour les organisateurs qui pourraient être tenus pour responsables en cas de vandalisme et de violences, mais aussi pour les sans-papiers qui participaient au cortège et qui, en cas d’arrestation, auraient pu se retrouver expulsés. Les organisateurs n’ont donc pas permis aux adolescents un peu excités qui composent les troupes « antifa » de Bruxelles de se la jouer « bloc autonome ».

Pour ces derniers, ce n’est que partie remise puisque les « antifa » belges organiseront mi-avril un « week-end antifasciste européen ». Bref, ils demandent de l’aide à leurs potes italiens et grecs car ils ne savent plus comment faire pour faire cesser les activités des bureaux du parti pan-européen Alliance for Peace and Freedom (APF).

affiche

Appel, à ce jour impuni, à la création de milices privées