Antifa Bruxelles : le flop du 23 avril !

La mouvance « antifa » belge avait deux raisons d’avoir la gueule de bois ce lundi 24 avril. La première était leur colère face à la réussite de Marine Le Pen lors du premier tour des présidentielles.

La seconde étant leur prestation très très moyenne lors de la « grande manifestation européenne contre l’extrême-droite (et accessoirement le local de l’APF à Bruxelles) » qui a eu lieu le dimanche.

En effet, de leur propre aveu, cette « mega-manif » a rassemblé une « petite centaine » de manifestants. Comprenez qu’ils ont rassemblé quelques dizaines d’ados attardés en recherche de sensations fortes ! Et pour faire quoi ? Une petite promenade bien gentillette, bien éloignée des prestations de leurs « confrères » français qui ont provoqués nombre d’incidents ce dimanche soir dans l’hexagone.

Qu’est ce qui peut expliquer ce flop ? A part le fait qu’ils sont intrinsèquement mauvais, bien sûr 😉

D’abord car manifestement, ils ont été lâchés par tous les groupes d’extrême-gauche « institutionnels » dont il semble que plus aucun ne veuillent manifester aux côtés de ces excités, cagoulés, habillés en noir et adeptes du vandalisme de matériel urbain.

Ensuite, la courte lune de miel entre les maoïstes du Secours Rouge et les anarchistes des Jeunesses Libertaires (qui sont derrière le collectif « Bruxelles Zone antifa ») semble déjà finie. Pour preuve, le fait que le local « Sacco et Vazetti » des premiers n’abrite plus les réunions des seconds[1] et organisait, justement dimanche dernier, une activité à l’heure où la manif devait normalement « battre son plein ».

Enfin, la lassitude des militants pour une campagne qui dure depuis des mois, monopolise beaucoup d’énergie et a amené de sérieux problèmes[2]. Et ceci, sans aucun résultat puisque le local de l’APF est là depuis maintenant plus d’un an et fonctionne sans grands problèmes. Pire même, le concept que les antifa proposaient dans leurs réunions internes ; à savoir que si les « fachos » devaient consacrer trop d’énergie à défendre le local, ils finiront par l’abandonner ; se retourne vers les gauchistes qui, justement, consacrent tellement d’énergie à lutter contre ce local que cela mine clairement d’autres engagements sociaux et politiques. Et manifestement, cela déplaît à un certain nombre de militants de base…

Bon ben ils ne restent plus aux antifa belges que d’organiser une manifestation « mondiale », cette fois, contre l’extrême-droite. Histoire qu’ils trouvent enfin quelqu’un qui veuille bien essayer de régler le problème du local APF à leur place….

[1] Jeunesses Libertaires qui, entretemps, se sont repliées sur le nouveau « Centre Social Anarchise » situé dans un récent Squat situé Rue Godecharle à Ixelles

[2] En décembre 2016, les fins tacticiens antifa avaient permis à la police d’arrêter une soixantaine de personnes dont un certain nombre seront poursuivies pour des dégradations multiples

 

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Les masses populaires et métissées ne semblaient pas être au rendez-vous !

 

Les antifa, même à gauche, on s’en méfie !

Récemment s’est déroulée, à Bruxelles, une manifestation contre « les violences policières ». Cette manifestation, organisée entre autres par les JOC (Jeunes Organisés et Combattifs, issus du monde syndicaliste chrétien mais infiltrés par nombre de militants trotskistes), a confirmé les relations tendues existant entre les JOC et la mouvance dite « antifa » (à savoir les anarcho-marxistes des Jeunesses Libertaires).

En effet, ces derniers avaient annoncé leur participation à la manifestation sous forme « d’un bloc antifasciste »…Le problème est que si on voyait bien sûr un certain nombre de personnes masquées à la façon « black blok de chez aldi » et quelques drapeaux antifa, il n’y avait rien qui ressemblait à un bloc qui se serait voulu autonome par rapport à la manifestation. Les antifa étaient noyés dans le demi-millier de manifestants qui se sont d’ailleurs épuisés dans une manifestation de plusieurs heures…nombre de participants ayant d’ailleurs abandonné le cortège avant la fin !

La raison de l’absence de bloc « dur » est dû au fait que les organisateurs se méfiaient comme de la peste de ceux qu’ils semblent de plus en plus considéré comme des provocateurs dangereux. Dangereux pour les organisateurs qui pourraient être tenus pour responsables en cas de vandalisme et de violences, mais aussi pour les sans-papiers qui participaient au cortège et qui, en cas d’arrestation, auraient pu se retrouver expulsés. Les organisateurs n’ont donc pas permis aux adolescents un peu excités qui composent les troupes « antifa » de Bruxelles de se la jouer « bloc autonome ».

Pour ces derniers, ce n’est que partie remise puisque les « antifa » belges organiseront mi-avril un « week-end antifasciste européen ». Bref, ils demandent de l’aide à leurs potes italiens et grecs car ils ne savent plus comment faire pour faire cesser les activités des bureaux du parti pan-européen Alliance for Peace and Freedom (APF).

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Appel, à ce jour impuni, à la création de milices privées

L’extrême-gauche touche le fond !

Nous utilisons souvent l’expression « infanterie coloniale du système » pour qualifier l’extrême-gauche qui fait, contre les nationalistes, le sale boulot du système politico-financier qu’elle prétend combattre.

Le terme « infanterie coloniale » semble en fait mal choisi car, en fait, il sous-entend que les gauchistes seraient naïfs et manipulés. Mais les derniers positionnements de la mouvance anarcho-marxiste belge démontre bien que l’extrême-gauche est en fait devenue un véritable auxiliaire de ce système.

Et pas que sur le plan du combat anti-nationaliste.

Ainsi, nous avions déjà récemment pu lire sur les sites de cette mouvance, un texte qui nous expliquait que somme toutes, la lutte contre l’impérialisme, ce n’était pas si important ni prioritaire. Et même que parfois, c’était bien utile pour se débarrasser de « méchants dictateurs ». La prochaine étape sera sans doute de manifester avec des drapeaux américains et israéliens au nom de l’antifascisme (comme ça a déjà été le cas en Allemagne, voir ci-dessous).

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Mais mieux encore, nos gauchistes en sont à critiquer certains mouvements sociaux. Comme récemment, en rapport aux manifestations de chauffeurs de taxis qui voulaient protester à Rome contre un décret « Uber ». Ces manifestations ont dégénéré en affrontements avec la police.

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Manifestant agressé à Rome par des policiers en civil.

 

Et l’extrême-gauche italienne, suivie en cela par ses imitateurs belges, a publié un long article pour expliquer qu’il ne s’agissait que d’une réaction d’une corporation qui voulait garder son pouvoir d’achat et que cela s’apparentait à une réaction fasciste (il est vrai que les manifestants ne portaient que des drapeaux italiens et pas de drapeaux rouges…).

Comme si les manifestations syndicales ne visaient pas à défendre le pouvoir d’achat des travailleurs ??? A moins que ces bobos pensaient que les syndicats et les travailleurs manifestaient pour la Révolution ?

Sans doute bientôt offriront-ils leurs services à la police pour casser les mouvements sociaux qui ne leur paraissent pas assez marxistes ?

Lors de la scission du Bloc Marxiste Léniniste en 2010, les tenants de la ligne la plus radicale avait violemment critiqué le groupe « Secours Rouge » (fan-club des Cellules Communistes Combattantes) pour son « réformisme ».

Secours Rouge est aujourd’hui est l’allié de ceux qui ont publié cet article condamnant la lutte sociale des taximen romains…Du soutien des CCC à celui d’Uber, les « durs » du Bloc Marxiste Léniniste ne se doutaient sans doute pas que leurs anciens camarades allaient tomber si bas…

La campagne « antifa » dont on ne sait même plus où elle va…

On est obligé d’en reparler ! En effet, l’extrême-gauche belge n’en dort plus tant l’existence du local de l’APF (parti nationaliste pan-européen situé à Bruxelles) l’obsède à un point rarement atteint dans l’histoire, pourtant tumultueuse, des rapports entre gauchistes et nationalistes en Belgique francophone. 

Après des actions militantes directes qui tournèrent  à la confusion des «antifascistes » (qui d’ailleurs se disent populaires et métissés alors qu’ils sont fils de bourgeois et se retrouvent exclusivement entre blancs…), ces derniers se sont tournés vers le culturel (pour se faire un peu de fric avec  quelques concerts) et dans la discussion métapolitique en organisant des assemblées générales à répétition pour discuter de la stratégie à suivre dorénavant contre le terrible, horrible, odieux, atroce, méchant local nazi du square de Meeûs…

Pour ce qui est des deux concerts (en 15 jours !), cela ne devait pas être la grande foule. En effet, on constate que très peu d’images ont été publiées, en tous cas du public présent. Un des organisateurs semblant d’ailleurs, dans un post sur fb, soulagé d’être au moins rentré dans ses frais. Et il semble ne  n’est pas le seul à « être rentré dans ses frais » puisqu’il semble qu’un sac à dos et une veste aient été volées pendant le concert…Mais il est vrai que comme ils ne croient pas en la propriété privée, on ne peut pas vraiment appeler ça un vol LOL.

Une toute aussi grande discrétion a été de mise quant aux résultats d’une « assemblée générale » antifasciste qui a eu lieu le 4 février dernier et qui visait à discuter de la stratégie à suivre contre le local de l’APF et de sa branche belge Nation.

Il y a donc deux options ! Soit, ils veulent garder hyper-super secrète les décisions qu’ils ont prises. Soit cela a été un bide. Le fait qu’ils reconvoquent une nouvelle assemblée, à peine un mois après (le 11 mars), nous fait pencher pour la seconde option.

Si on y rajoute l’organisation, depuis le début de l’année, de 2 « cafés antifascistes de discussion » dont un « spécial St Valentin » (authentique), on ne peut que s’étonner d’une telle dépense d’énergie. En effet, à un moment où les inégalités sociales, la crise financière, la corruption sont des problèmes centraux pour la population, il est toujours sidérant de voir le sujet sur lequel les gauchistes daignent  se mobiliser : l’existence d’un local politique…

De plus, avec un résultat nul puisque les bureaux de l’APF continuent à fonctionner normalement…

Tout ceci est un cas d’école qui démontre à quel point, une certaine extrême-gauche est bel et bien l’infanterie coloniale du système politico-financier que normalement, elle devrait combattre.

PS : On ne résistera pas à l’envie de vous faire entendre un rap spécialement composé contre le local de l’APF et de sa branche belge Nation. Quand on vous dit qu’ils sont obsédés…(ça commence vraiment à 1’05 »)

 

En regardant de plus près !

Le stand de propagande d’un groupe d’extrême-gauche est souvent révélateur de ce qui se cache derrière les mots de démocratie, pluralisme, liberté, anti-impérialisme, etc….

Un bel exemple ici avec le stand que « Bruxelles Zone Antifasciste[1] » avait installé à un concert « hip-hop antifasciste » qui s’est déroulé ce 4 février à Louvain-la-Neuve[2]

Sur cette table, on retrouvait des autocollants appelant à la libération de Damien Camelio. Camelio est un militant anarchiste français passé de la consommation d’héroïne à la contestation violente. C’est en fait son second séjour en prison pour des actes de violence politique. La première fois, ce fut pour divers incendies volontaires visant une caserne, une prison et un établissement religieux, etc… Actuellement, il est détenu par rapport à des violences commises en groupe à Paris en marge d’une manifestation contre la loi du travail.

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A noter que cette solidarité se manifeste également de manière violente puisque le site « Secours Rouge Belgique » revendique quasi ouvertement l’incendie d’un véhicule d’une entreprise de sécurité comme marque de solidarité avec Damien Camelio. A noter que le Secours Rouge est actuellement le partenaire des initiateurs[3] de « Bruxelles Zone Antifasciste » avec lesquels ils partagent un local situé Chaussée de Forest dans la commune bruxelloise de St Gilles. Pour plus en savoir sur cette coopération, LIRE ICI !

 

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Bientôt, les revendications d’attentats à la bombe à Bruxelles ?

 

Pour rester dans la même ambiance, on retrouve aussi sur cette table des visuels qui appellent clairement à la violence avec des images de personnes cagoulées et jetant des projectiles, tout cela sur fond d’incendies. Vous avez dit démocrates ?

 

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Exemple de la vie démocratique comme en rêvent les gauchistes

 

Assez cocasse aussi, mais très révélateur, le drapeau « antifa » associé à une étoile de David. Vu la nature du logo, il faut bien entendu ne pas y voir une association à l’ensemble de la communauté juive, dont nombre de membres n’apprécient guère les groupes de ce type mais bien une sorte de groupe « antifa sioniste ». Ce qui ne manque pas de sel lorsqu’on sait que les mêmes prétendent se soucier des droits du peuple palestinien. Ce type de logo explique néanmoins mieux que ces milieux soi-disant proches du Tiers-Monde sont de plus en plus timides dans la dénonciation de l’impérialisme. Là aussi, manifestement, il y a un moment où, comme un camarade écrivait récemment, le maître tire sur la laisse…

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Enfin, très curieusement, sur une photo du stand en question : deux pièces sont floutées. On peut légitimement se demander ce que ces défenseurs de la liberté et de la démocratie ont à cacher !

Il est évident que cette mouvance est de plus en plus agressive et que ses références sont de plus en plus orientées sur la lutte violente. Si nous l’avons vu, les services de renseignements certainement aussi. Si demain, cela tourne mal et qu’il y a une tragédie, l’Etat ne pourra donc pas dire qu’il ne savait pas !

 

[1] Les fascistes, on ne sait pas mais pour ce qui est des nationalistes, ils font néanmoins à peu près ce qu’ils veulent à Bruxelles

[2] L’ambiance était pas mal mais ce fut loin d’être la grande foule. Heureusement qu’il y avait un grand nombre de groupes, ils purent ainsi être leur public à tour de rôle…

[3] Les Jeunesses Libertaires

Qui se ressemble s’assemble !

Bruxelles Zone Antifasciste est le nom derrière lequel se cache la mouvance anarcho-marxiste qui a lancé une campagne contre les locaux du parti pan-européen APF et contre Nation qui en est la branche belge.

Campagne qui a été particulièrement efficace puisqu’après des mois « d’activisme intense », les bureaux en question fonctionnent toujours et que cette campagne a déjà coûté des dizaines d’interpellations, donc de fichages, de militants gauchistes par la police. Bref, une réussite ! LOL

C’est ce qui explique sans doute l’assemblée générale « autogérée » qui avait comme ambition de « discuter démocratiquement » de la suite de la campagne. Traduit de la langue de bois, ça veut dire qu’ils sont en train de se disputer quant à la suite à donner à tout cela.

Selon nos infos, il y aurait 3 pistes :

  1. Ceux qui pensent qu’on a fait le tour de la question et qu’il faut passer à autre chose
  2. Ceux qui veulent continuer à faire joujou sur le même rythme : vandalisme, manif, tracts, blabla…Sans doute le plus intéressant sur un plan financier pour eux puisqu’on sait qu’eux aussi sont soutenus par leurs propres amis du Parlement européen (on y reviendra dans un autre article) et ce qui permet d’occuper les militants auxquels on n’a pas grand-chose d’autre à offrir comme activités (ce qui est pourtant étonnant lorsqu’on sait dans quelle société, on vit !)
  3. Enfin, la troisième vois (si on ose dire…LOL) qui serait plutôt favorable de passer à des actions plus violentes et plus radicales.

On ne sait pas encore quelle voie a été choisie mais on aura néanmoins remarqué que la page Facebook de ce groupe a vu apparaître depuis peu des publications postées par un certain Thierry Carreyn. Cet individu est entre autres l’auteur d’un attentat à la bombe contre le siège du Vlaams Blok en 1999 et d’une fausse alerte à la bombe au Soir en janvier 2015 ! Plus d’information sur ce personnage ici.

Signe d’une évolution ou simplement copinage ? En tous cas, on voit qui sont ceux qui se prétendent être les défenseurs de la liberté et de la démocratie.

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Autre exemple de dialectique démocrate à la sauce antifa

 

Les bloqueurs bloqués

Le 17 décembre dernier à Bruxelles, une action « antifasciste » a tourné à la confusion la plus complète pour ses organisateurs avec des dizaines d’arrestations et une image médiatique déplorable, et méritée, des « antifa ». Revenons sur le pourquoi et le comment de cet échec militant qui n’a pas fini de faire jaser au sein même du petit monde de l’extrême-gauche bruxelloise…

Une campagne plutôt bof

Depuis fin septembre, un collectif intitulé « Bruxelles Zone antifasciste » (en fait, une création des Jeunesses Libertaires) a lancé une campagne pour la fermeture des locaux bruxellois du parti pan-européen « Alliance for Peace and Freedom »[1] (APF).

On notera d’ailleurs au passage que pour les « antifa » bruxellois, le Vlaams Belang, Marine Le Pen and co semblent être devenus des partis comme les autres puisqu’ils ne semblent plus obsédés que par l’APF…

Cette campagne a mis un certain temps pour décoller comme en témoigne la première conférence  qui a été tenue à l’Université Libre de Bruxelles et qui n’a quasiment eu comme seul public que son propre service d’ordre. Service d’ordre menant d’ailleurs un show pathétique avec brassards rouges et talkie-walkie…Il est vrai que l’extrême-droite belge attaque très souvent les universités…

La pétition lancée n’a pas eu non plus des retombées « révolutionnaires » puisqu’en 2 mois, elle n’a toujours pas rassemblé un millier de signatures.

De plus, si les médias ont bien parlé de la présence des bureaux de l’APF en plein cœur du quartier européen, ils ont « oublié » de citer qui était à l’origine de la campagne. Ce qui a fâché très fort nos pauvres anars toujours en quête de reconnaissance des médias « bourgeois ».

On passe à la manif

A l’exception de quelques parties de collages/surcollages avec les militants de Nation forcément bien présents aussi dans le quartier, la campagne ne décollait pas vraiment. Et même quelques actes de vandalisme n’ont pas  empêché les locaux de l’APF de fonctionner.

Les organisateurs ont donc joué la carte du large rassemblement à l’extrême-gauche pour une manifestation qui a eu lieu fin novembre et qui, finalement, rassemblera +- 200 personnes (avec plus de 10 mouvements qui avaient mobilisé…). Les organisateurs, un rien menteurs, annonceront d’abord 500 participants mais devront rétropédaler suite à des commentaires internes qui dénonçaient l’énorme exagération…

Mais cette manifestation porta en elle-même les germes de l’échec du 17 décembre. En effet, l’après-manifestation a connu pas mal de disputes internes sur le fait de tentatives de récupération par les trotskistes du Parti Socialiste de Lutte (PSL) qui, du coup, n’ont plus participé à la suite. Mais aussi, sur le fait qu’un noyau dur s’était confronté à la police en essayant d’attaquer les bureaux de l’APF. Certains participants ne voulaient  en effet  pas devenir les otages de certains anarchistes bien excités.

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Le secrétariat de l’APF objet de la vindicte gauchiste

 

La suite des choix tactiques des organisateurs finira par en dissuader certains de continuer à faire joujou avec eux !

Montée dans l’agressivité

En effet, suite à l’annonce du congrès de l’APF à Bruxelles, les « anars-antifa » sont rentrés dans un trip « guérilla urbaine à la grecque » en annonçant à grand coup d’affichettes délirantes, non pas une contre-manif, mais bien un blocage du congrès, ce qui sous-entendait l’utilisation de la violence.

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Comme un besoin de jouer à…

 

Et finalement, il devait arriver ce qui arriva, les « bloqueurs » se retrouvèrent juste à une bonne centaine (venus de toute la Belgique et même de France) de casseurs masqués, cagoulés et vêtus de noir.

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Démocrates en action !

 

Le problème est qu’on ne se s’improvise pas « dieu de la guérilla urbaine » comme ça et nos « antifa warriors » se sont retrouvés devant un local vide. Le Congrès de l’APF devant se dérouler 4 heures plus tard  dans un hôtel au cœur de Bruxelles.  Et nos « généraux de la guerre révolutionnaire » n’avaient manifestement prévu aucun plan B ! Pire encore, ils se firent totalement dépassés par les plus excités qui partirent en cortège sauvage, sans véritable destination, au cours duquel des abris bus, des vitres de banque et des voitures firent les frais de la violence « antifasciste ».

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Victime fasciste de la colère populaire et métissée lol

 

Bilan du « blocage antifasciste »

Le Congrès de l’APF s’est tenu sans même une minute de retard et s’est terminé par un banquet dans le centre de Bruxelles.

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Congrès de l’APF vraiment pas bloqué ni dérangé ni inquiété, etc…

 

Les gauchistes ont eu près de 60 arrestations dont certaines seront probablement suivies de poursuites judiciaires

Les médias ont bien été obligés de montrer le vrai visage de ces groupes gauchistes : celui de la violence et de l’intolérance.

L’heure des explications

Dès le lendemain du « blocage » (LOL), on a  constaté qu’il y avait un malaise certain dans la mouvance anarcho-comique qui avait organisé ça. Pas ou peu d’images, peu de communication, apparition d’un texte critique d’un groupe gauchiste français[2].

Finalement, suite aux critiques internes, il aura fallu une semaine pour que les « organisateurs » (re-LOL) publient un texte qu’ils disent « critique » mais où ils n’ont fait que chercher des prétextes pour justifier leur échec. Ils iront même jusqu’à reconnaître qu’ils avaient été intoxiqué par Nation qui les a amené sur une fausse piste.

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Effectivement, pas une terrible réussite

 

Dans ce texte, ils reconnaitront néanmoins que cette action « ne pouvait être qualifiée de réussite… ». Doux euphémisme pour un échec cuisant !

Echec bien illustré par un post publié sur le mur des Jeunesses Libertaires, un jour après le « blocage » du 17 décembre (re-re-LOL) et terriblement symbolique quant au talent d’organisateur des intéressés : « Salut, si jamais quelqu’un a récupéré une des banderoles suite à la manif d’hier, contactez-nous… »

[1] Qui reprend entre autres les partis suivants : NPD, Aube Dorée, Forza Nuova, Nation, etc…

[2] Manifestement pas très heureux d’avoir envoyé des militants de Strasbourg pour qu’ils se retrouvent dans une action bordélique sans véritable plan, ni objectifs.