La campagne « antifa » dont on ne sait même plus où elle va…

On est obligé d’en reparler ! En effet, l’extrême-gauche belge n’en dort plus tant l’existence du local de l’APF (parti nationaliste pan-européen situé à Bruxelles) l’obsède à un point rarement atteint dans l’histoire, pourtant tumultueuse, des rapports entre gauchistes et nationalistes en Belgique francophone. 

Après des actions militantes directes qui tournèrent  à la confusion des «antifascistes » (qui d’ailleurs se disent populaires et métissés alors qu’ils sont fils de bourgeois et se retrouvent exclusivement entre blancs…), ces derniers se sont tournés vers le culturel (pour se faire un peu de fric avec  quelques concerts) et dans la discussion métapolitique en organisant des assemblées générales à répétition pour discuter de la stratégie à suivre dorénavant contre le terrible, horrible, odieux, atroce, méchant local nazi du square de Meeûs…

Pour ce qui est des deux concerts (en 15 jours !), cela ne devait pas être la grande foule. En effet, on constate que très peu d’images ont été publiées, en tous cas du public présent. Un des organisateurs semblant d’ailleurs, dans un post sur fb, soulagé d’être au moins rentré dans ses frais. Et il semble ne  n’est pas le seul à « être rentré dans ses frais » puisqu’il semble qu’un sac à dos et une veste aient été volées pendant le concert…Mais il est vrai que comme ils ne croient pas en la propriété privée, on ne peut pas vraiment appeler ça un vol LOL.

Une toute aussi grande discrétion a été de mise quant aux résultats d’une « assemblée générale » antifasciste qui a eu lieu le 4 février dernier et qui visait à discuter de la stratégie à suivre contre le local de l’APF et de sa branche belge Nation.

Il y a donc deux options ! Soit, ils veulent garder hyper-super secrète les décisions qu’ils ont prises. Soit cela a été un bide. Le fait qu’ils reconvoquent une nouvelle assemblée, à peine un mois après (le 11 mars), nous fait pencher pour la seconde option.

Si on y rajoute l’organisation, depuis le début de l’année, de 2 « cafés antifascistes de discussion » dont un « spécial St Valentin » (authentique), on ne peut que s’étonner d’une telle dépense d’énergie. En effet, à un moment où les inégalités sociales, la crise financière, la corruption sont des problèmes centraux pour la population, il est toujours sidérant de voir le sujet sur lequel les gauchistes daignent  se mobiliser : l’existence d’un local politique…

De plus, avec un résultat nul puisque les bureaux de l’APF continuent à fonctionner normalement…

Tout ceci est un cas d’école qui démontre à quel point, une certaine extrême-gauche est bel et bien l’infanterie coloniale du système politico-financier que normalement, elle devrait combattre.

PS : On ne résistera pas à l’envie de vous faire entendre un rap spécialement composé contre le local de l’APF et de sa branche belge Nation. Quand on vous dit qu’ils sont obsédés…(ça commence vraiment à 1’05 »)

 

En regardant de plus près !

Le stand de propagande d’un groupe d’extrême-gauche est souvent révélateur de ce qui se cache derrière les mots de démocratie, pluralisme, liberté, anti-impérialisme, etc….

Un bel exemple ici avec le stand que « Bruxelles Zone Antifasciste[1] » avait installé à un concert « hip-hop antifasciste » qui s’est déroulé ce 4 février à Louvain-la-Neuve[2]

Sur cette table, on retrouvait des autocollants appelant à la libération de Damien Camelio. Camelio est un militant anarchiste français passé de la consommation d’héroïne à la contestation violente. C’est en fait son second séjour en prison pour des actes de violence politique. La première fois, ce fut pour divers incendies volontaires visant une caserne, une prison et un établissement religieux, etc… Actuellement, il est détenu par rapport à des violences commises en groupe à Paris en marge d’une manifestation contre la loi du travail.

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A noter que cette solidarité se manifeste également de manière violente puisque le site « Secours Rouge Belgique » revendique quasi ouvertement l’incendie d’un véhicule d’une entreprise de sécurité comme marque de solidarité avec Damien Camelio. A noter que le Secours Rouge est actuellement le partenaire des initiateurs[3] de « Bruxelles Zone Antifasciste » avec lesquels ils partagent un local situé Chaussée de Forest dans la commune bruxelloise de St Gilles. Pour plus en savoir sur cette coopération, LIRE ICI !

 

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Bientôt, les revendications d’attentats à la bombe à Bruxelles ?

 

Pour rester dans la même ambiance, on retrouve aussi sur cette table des visuels qui appellent clairement à la violence avec des images de personnes cagoulées et jetant des projectiles, tout cela sur fond d’incendies. Vous avez dit démocrates ?

 

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Exemple de la vie démocratique comme en rêvent les gauchistes

 

Assez cocasse aussi, mais très révélateur, le drapeau « antifa » associé à une étoile de David. Vu la nature du logo, il faut bien entendu ne pas y voir une association à l’ensemble de la communauté juive, dont nombre de membres n’apprécient guère les groupes de ce type mais bien une sorte de groupe « antifa sioniste ». Ce qui ne manque pas de sel lorsqu’on sait que les mêmes prétendent se soucier des droits du peuple palestinien. Ce type de logo explique néanmoins mieux que ces milieux soi-disant proches du Tiers-Monde sont de plus en plus timides dans la dénonciation de l’impérialisme. Là aussi, manifestement, il y a un moment où, comme un camarade écrivait récemment, le maître tire sur la laisse…

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Enfin, très curieusement, sur une photo du stand en question : deux pièces sont floutées. On peut légitimement se demander ce que ces défenseurs de la liberté et de la démocratie ont à cacher !

Il est évident que cette mouvance est de plus en plus agressive et que ses références sont de plus en plus orientées sur la lutte violente. Si nous l’avons vu, les services de renseignements certainement aussi. Si demain, cela tourne mal et qu’il y a une tragédie, l’Etat ne pourra donc pas dire qu’il ne savait pas !

 

[1] Les fascistes, on ne sait pas mais pour ce qui est des nationalistes, ils font néanmoins à peu près ce qu’ils veulent à Bruxelles

[2] L’ambiance était pas mal mais ce fut loin d’être la grande foule. Heureusement qu’il y avait un grand nombre de groupes, ils purent ainsi être leur public à tour de rôle…

[3] Les Jeunesses Libertaires

Qui se ressemble s’assemble !

Bruxelles Zone Antifasciste est le nom derrière lequel se cache la mouvance anarcho-marxiste qui a lancé une campagne contre les locaux du parti pan-européen APF et contre Nation qui en est la branche belge.

Campagne qui a été particulièrement efficace puisqu’après des mois « d’activisme intense », les bureaux en question fonctionnent toujours et que cette campagne a déjà coûté des dizaines d’interpellations, donc de fichages, de militants gauchistes par la police. Bref, une réussite ! LOL

C’est ce qui explique sans doute l’assemblée générale « autogérée » qui avait comme ambition de « discuter démocratiquement » de la suite de la campagne. Traduit de la langue de bois, ça veut dire qu’ils sont en train de se disputer quant à la suite à donner à tout cela.

Selon nos infos, il y aurait 3 pistes :

  1. Ceux qui pensent qu’on a fait le tour de la question et qu’il faut passer à autre chose
  2. Ceux qui veulent continuer à faire joujou sur le même rythme : vandalisme, manif, tracts, blabla…Sans doute le plus intéressant sur un plan financier pour eux puisqu’on sait qu’eux aussi sont soutenus par leurs propres amis du Parlement européen (on y reviendra dans un autre article) et ce qui permet d’occuper les militants auxquels on n’a pas grand-chose d’autre à offrir comme activités (ce qui est pourtant étonnant lorsqu’on sait dans quelle société, on vit !)
  3. Enfin, la troisième vois (si on ose dire…LOL) qui serait plutôt favorable de passer à des actions plus violentes et plus radicales.

On ne sait pas encore quelle voie a été choisie mais on aura néanmoins remarqué que la page Facebook de ce groupe a vu apparaître depuis peu des publications postées par un certain Thierry Carreyn. Cet individu est entre autres l’auteur d’un attentat à la bombe contre le siège du Vlaams Blok en 1999 et d’une fausse alerte à la bombe au Soir en janvier 2015 ! Plus d’information sur ce personnage ici.

Signe d’une évolution ou simplement copinage ? En tous cas, on voit qui sont ceux qui se prétendent être les défenseurs de la liberté et de la démocratie.

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Autre exemple de dialectique démocrate à la sauce antifa

 

Les bloqueurs bloqués

Le 17 décembre dernier à Bruxelles, une action « antifasciste » a tourné à la confusion la plus complète pour ses organisateurs avec des dizaines d’arrestations et une image médiatique déplorable, et méritée, des « antifa ». Revenons sur le pourquoi et le comment de cet échec militant qui n’a pas fini de faire jaser au sein même du petit monde de l’extrême-gauche bruxelloise…

Une campagne plutôt bof

Depuis fin septembre, un collectif intitulé « Bruxelles Zone antifasciste » (en fait, une création des Jeunesses Libertaires) a lancé une campagne pour la fermeture des locaux bruxellois du parti pan-européen « Alliance for Peace and Freedom »[1] (APF).

On notera d’ailleurs au passage que pour les « antifa » bruxellois, le Vlaams Belang, Marine Le Pen and co semblent être devenus des partis comme les autres puisqu’ils ne semblent plus obsédés que par l’APF…

Cette campagne a mis un certain temps pour décoller comme en témoigne la première conférence  qui a été tenue à l’Université Libre de Bruxelles et qui n’a quasiment eu comme seul public que son propre service d’ordre. Service d’ordre menant d’ailleurs un show pathétique avec brassards rouges et talkie-walkie…Il est vrai que l’extrême-droite belge attaque très souvent les universités…

La pétition lancée n’a pas eu non plus des retombées « révolutionnaires » puisqu’en 2 mois, elle n’a toujours pas rassemblé un millier de signatures.

De plus, si les médias ont bien parlé de la présence des bureaux de l’APF en plein cœur du quartier européen, ils ont « oublié » de citer qui était à l’origine de la campagne. Ce qui a fâché très fort nos pauvres anars toujours en quête de reconnaissance des médias « bourgeois ».

On passe à la manif

A l’exception de quelques parties de collages/surcollages avec les militants de Nation forcément bien présents aussi dans le quartier, la campagne ne décollait pas vraiment. Et même quelques actes de vandalisme n’ont pas  empêché les locaux de l’APF de fonctionner.

Les organisateurs ont donc joué la carte du large rassemblement à l’extrême-gauche pour une manifestation qui a eu lieu fin novembre et qui, finalement, rassemblera +- 200 personnes (avec plus de 10 mouvements qui avaient mobilisé…). Les organisateurs, un rien menteurs, annonceront d’abord 500 participants mais devront rétropédaler suite à des commentaires internes qui dénonçaient l’énorme exagération…

Mais cette manifestation porta en elle-même les germes de l’échec du 17 décembre. En effet, l’après-manifestation a connu pas mal de disputes internes sur le fait de tentatives de récupération par les trotskistes du Parti Socialiste de Lutte (PSL) qui, du coup, n’ont plus participé à la suite. Mais aussi, sur le fait qu’un noyau dur s’était confronté à la police en essayant d’attaquer les bureaux de l’APF. Certains participants ne voulaient  en effet  pas devenir les otages de certains anarchistes bien excités.

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Le secrétariat de l’APF objet de la vindicte gauchiste

 

La suite des choix tactiques des organisateurs finira par en dissuader certains de continuer à faire joujou avec eux !

Montée dans l’agressivité

En effet, suite à l’annonce du congrès de l’APF à Bruxelles, les « anars-antifa » sont rentrés dans un trip « guérilla urbaine à la grecque » en annonçant à grand coup d’affichettes délirantes, non pas une contre-manif, mais bien un blocage du congrès, ce qui sous-entendait l’utilisation de la violence.

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Comme un besoin de jouer à…

 

Et finalement, il devait arriver ce qui arriva, les « bloqueurs » se retrouvèrent juste à une bonne centaine (venus de toute la Belgique et même de France) de casseurs masqués, cagoulés et vêtus de noir.

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Démocrates en action !

 

Le problème est qu’on ne se s’improvise pas « dieu de la guérilla urbaine » comme ça et nos « antifa warriors » se sont retrouvés devant un local vide. Le Congrès de l’APF devant se dérouler 4 heures plus tard  dans un hôtel au cœur de Bruxelles.  Et nos « généraux de la guerre révolutionnaire » n’avaient manifestement prévu aucun plan B ! Pire encore, ils se firent totalement dépassés par les plus excités qui partirent en cortège sauvage, sans véritable destination, au cours duquel des abris bus, des vitres de banque et des voitures firent les frais de la violence « antifasciste ».

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Victime fasciste de la colère populaire et métissée lol

 

Bilan du « blocage antifasciste »

Le Congrès de l’APF s’est tenu sans même une minute de retard et s’est terminé par un banquet dans le centre de Bruxelles.

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Congrès de l’APF vraiment pas bloqué ni dérangé ni inquiété, etc…

 

Les gauchistes ont eu près de 60 arrestations dont certaines seront probablement suivies de poursuites judiciaires

Les médias ont bien été obligés de montrer le vrai visage de ces groupes gauchistes : celui de la violence et de l’intolérance.

L’heure des explications

Dès le lendemain du « blocage » (LOL), on a  constaté qu’il y avait un malaise certain dans la mouvance anarcho-comique qui avait organisé ça. Pas ou peu d’images, peu de communication, apparition d’un texte critique d’un groupe gauchiste français[2].

Finalement, suite aux critiques internes, il aura fallu une semaine pour que les « organisateurs » (re-LOL) publient un texte qu’ils disent « critique » mais où ils n’ont fait que chercher des prétextes pour justifier leur échec. Ils iront même jusqu’à reconnaître qu’ils avaient été intoxiqué par Nation qui les a amené sur une fausse piste.

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Effectivement, pas une terrible réussite

 

Dans ce texte, ils reconnaitront néanmoins que cette action « ne pouvait être qualifiée de réussite… ». Doux euphémisme pour un échec cuisant !

Echec bien illustré par un post publié sur le mur des Jeunesses Libertaires, un jour après le « blocage » du 17 décembre (re-re-LOL) et terriblement symbolique quant au talent d’organisateur des intéressés : « Salut, si jamais quelqu’un a récupéré une des banderoles suite à la manif d’hier, contactez-nous… »

[1] Qui reprend entre autres les partis suivants : NPD, Aube Dorée, Forza Nuova, Nation, etc…

[2] Manifestement pas très heureux d’avoir envoyé des militants de Strasbourg pour qu’ils se retrouvent dans une action bordélique sans véritable plan, ni objectifs.

Alliance anarcho-mao-costaud…

Cela fait déjà quelques années que l’extrême gauche francophone essaie de se recomposer afin d’essayer de survivre à côté d’un PTB en plein essor mais peu enclin a faire profiter la concurrence des fruits de son succès.

Cette restructuration a été suscitée par divers facteurs apparus ces dernières années.

Tout d’abord par l’infiltration trotskiste (en particulier de la part de la Ligue Communiste Révolutionnaire) au sein de syndicats étudiants et d’autres structures « jeunes » telles que les Jeunesses Ouvrières Chrétiennes (JOC). Au point que les Jeunesses en question ont changé de nom et ainsi abandonné leurs références chrétiennes[1].

Ensuite, l’éclatement du très stalinien-maoïste Bloc Marxiste Léniniste en plusieurs groupes.

Enfin, le passage du PS dans l’opposition qui a fait que le parti s’est mis a soutenir discrètement divers groupes gauchistes afin de maintenir le désordre dans la rue et faire pression sur le gouvernement MR-NVA.

Ajoutons aussi un renouveau des groupes anarchistes sous deux formes distinctes. D’un côté, une mouvance autonome favorable a une lutte décentralisée pouvant aller jusqu’au terrorisme (au moins de basse intensité) et rassemblée autour d’une  pseudo- librairie située dans le centre de Bruxelles. De l’autre, une structure politico-militante plus classique autour d’Alternative Libertaire Bruxelles et dont le fer de lance se veulent être les Jeunesses Libertaires (JL).

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Dans un premier temps, les JL ont d’ailleurs fourni leurs militants les plus combattifs à la JOC. Mais manifestement la volonté un peu hégémoniste des JOC et le “légalisme”, du moins affiché, de ces dernières ont provoqué la fin de la lute de miel entre les trotskistes honteux et les anarcho-marxistes affirmés.

Ces derniers se tournant vers une association auparavant liée au défunt Bloc Marxiste Léniniste: le Secours Rouge (SR). Le SR est en fait une association de support à tous les groupes terroristes d’extrême-gauche de par le monde et à commencer, des funestes Cellules Communistes Combattantes (CCC) qui pratiquèrent le terrorisme en Belgique dans les années 80.

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Logo du Secours Rouge

 

Cette alliance a finalement abouti à l’ouverture d’un local commun, situé au 54 Chaussée de Forest à Saint Gilles et intitulé“le Sacco et Vanzetti”.

Manifestement, nécessité fait loi, puisque les anars des JL ne font plus grand cas de l’assassinat de Durruti (leader anar espagnol) et de nombreux anarchistes espagnols par les “grands-parents” idéologiques du SR lors de la guerre d’Espagne. Ni du bilan sanglant du stalinisme et du maoïsme.

Et les amis des CCC oublient l’époque où ces derniers critiquaient de manière virulente les “petits bourgeois réformistes anarchistes”, se désolidarisaient des terroristes anars du FRAP[2] en les traitant de tous les noms et qualifiaient cette mouvance “d’auxiliaires de la BSR”[3], n’hésitant d’ailleurs pas à aller taguer leur imprimerie avec le slogan “POULETS ! Ceci est une filiale de la Sureté de l’Etat !”

 

 

[1] Elles sont devenus les Jeunesses Organisées et Combattives

[2] Groupe terroriste composé de militants de la mouvance anar des années 80

[3] Service d’enquête de la gendarmerie de l’époque

Tous ensemble, tous ensemble…non pas avec toi connard !

Les gens de gauche et d’extrême-gauche se moquent souvent des divisions de l’extrême-droite. Mais l’ambiance est-elle vraiment meilleure de leur côté ? Rien n’est moins sûr !

Ainsi les trotskystes de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) et les derniers vestiges du Parti Communiste belge ne se sont toujours pas remis de la sodomie politique que leur a fait subir le très néo-stalinien PTB qui les a utilisé pendant les élections et leur a refusé par la suite toute reconnaissance ou aide financière…Les premiers espéraient en effet profiter d’une partie de la dotation publique reçue par le PTB suite à ses résultats électoraux.

Récemment, le torchon a également brûlé entre certains groupes anarchistes et les JOC (Jeunesses issues du « mouvement ouvrier chrétien ») car les premiers reprochaient aux seconds d’avoir récupéré les actions contre le CETA, voire même de les avoir amenées sur une voie de garage. Ces tensions sont d’ailleurs apparues dans un long texte diffusé dans la mouvance gauchiste et intitulé : «CETA : Une action d’envergure sabotée par une bande de sociaux démocrates ».

On aura d’ailleurs remarqué l’absence des JOC comme signataire de la campagne lancée par les Jeunesses Libertaires contre le local du parti nationaliste européen « Alliance for Peace and Freedom » (APF).

Même au sein de la mouvance anarchiste elle-même, ce n’est pas le grand amour ! Ainsi suite à un article publié sur le site gauchiste Indymedia  et où des membres du groupe Alternative Libertaire (AL) faisaient une analyse très critique du petit monde anarchiste belge, une vaste polémique a éclaté démontrant que AL était loin, très loin, de faire l’unanimité.

Last but not least, la récente manifestation, qui se voulait unitaire, contre le local de l’APF à Bruxelles a elle aussi été l’occasion de voir les limites de l’unité à gauche. En effet, certains organisateurs semblent remontés contre les trotskistes du Parti Socialiste de Lutte (PSL) qui, comme à leur habitude, ont essayé de totalement récupérer la manif en question en multipliant les drapeaux et même en installant leur stand au départ de la manifestation. Sans compter la désolidarisation du même PSL avec les « énervés » qui ont provoqué des problèmes avec la police à la fin du cortège.

Décidément, le « règlement de comptes à Karl Marx city » est toujours d’actualité !

 

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Discussions dialectiques en Grèce entre militants communistes et anarchistes. Bientôt en Belgique ?

 

 

Odin antifa ?

Tout qui connait un peu le soi-disant observatoire de l’extrême-droite « Résistances » sait à quel point ces pseudo-journalistes, qui n’ont jamais écrit dans le moindre grand média, sont des spécialistes du « foutage de gueule ».

Mais avec le non moins comique pseudo groupe « les soldats d’Odin », Résistances vient de battre tous les records en la matière.

En effet, Résistances à l’instar de tous les médias s’est cru obligé de faire tout un tintouin sur les 2 pelés et 3 tondus qui ont décidé, comme d’habitude, d’essayer de se faire mousser en copiant jusqu’au ridicule (les soldats d’Odin ça passe en Scandinavie mais par ici c’est assez bof…) des initiatives médiatisées par d’autres à l’étranger.

Mais Résistances n’a pas son pareil pour toujours donner l’impression qu’il a levé le scoop et que ses infos sont exclusives. Mais au final, un grand rien ! Quand leur auto-proclamé grand gourou donne des explications, c’est vague, c’est creux, bref ils sont aussi spécialistes de l’extrême-droite qu’ils le sont de l’orthographe (ainsi ils écrivent « après nous êtres rendus » dans un de leurs récents articles…).

Estimant sans doute qu’il y avait un filon médiatique à ne pas rater en cette période estivale, Résistances en a donc remis une couche qui, disons-le, est pathétique tant sur le fond que sur la forme.

En effet, les intéressés nous ont fait un reportage – « fiction ?» digne de Groland ! Ils auraient trouvé tout seuls comme des grands, une section « Flanders » des Soldats d’Odin…active à Hal !

Alors, pour commencer, la formule employée se veut pompeuse mais est en fait très malheureuse. En effet, ils essaient de faire croire qu’ils ont des sources « privilégiées » d’information qu’ils veulent garder « secrètes » et écrivent donc « après avoir reçu un vent favorable à propos de la présence de soldats d’Odin à Halle… ». On suppose qu’ils voulaient dire « qu’un vent favorable leur avait apporté des infos sur… ». Le problème est que formulé ainsi, cela fait plus penser à une production gastrique qu’à un transfert d’infos (en effet, s’ils ont reçu un vent, cela signifierait que quelqu’un en a lâché un…).

Mais passons sur la moquerie sémantique. Peut-être que l’auteur ne maîtrise pas encore bien le français, ça arrive !

Mais revenons-en au pseudo reportage. Donc voici nos valeureux « journalistes-militants » (bien qu’ils aient encore moins milité dans leur vie qu’ils n’ont écrit d’articles dans la grande presse) partis à Halle chercher les méchants soldats d’Odin.

Autant chercher une aiguille dans une botte de foin car Halle est une ville de 35.000 habitants. Mais pas pour nos « sherlock holmes » de la démocratie ! Nous citons ainsi nos brillants dénicheurs de fachos : « au bout d’un certain moment, nous sommes tombés nez à nez sur deux militants de l’organisation d’auto-défense d’extrême-droite en question ». Ils ont du bol en plus mais nous mettrons ça sur le compte de la ténacité (non, on rigole…)

Et last but not least, ils publient une photo où l’on voit les « soldats d’Odin » se promenant avec de splendides et neufs blousons aux couleurs du groupe. Notons que d’abord, ils sont trois et non deux comme l’indique l’article…mais surtout que la photo est prise à courte distance de dos…

Ainsi donc, Résistances aurait soudainement des scrupules à montrer le visage d’odieux racistes !

Tout cela sent le bidonnage. Qu’il ait été fait avec des figurants jouant un rôle ou tout simplement avec des « odinistes » trop content de jouer les idiots utiles devant les objectifs de Résistances, tout cela est bel et bien pathétique !

RAPPEL : A ce jour, le soi-disant Observatoire des extrémismes que prétend être Résistances n’a jamais publié le moindre texte condamnant le terrorisme djihadiste et l’extrémisme musulman…ni même les attentats du 22 Mars à Bruxelles ! De même, aucun article n’a jamais été publié sur la mouvance islamiste radicale en Belgique…