Manif pour le droit de manifester, sauf pour : …

Ce 27 octobre, le ban et l’arrière-ban de l’extrême-gauche appelait à manifester contre les Sanctions Administratives Communales.

Les médias, très complaisants, parlent de 2000 participants. Le nombre de manifestants doit sans doute être revu à la baisse (+-1000) mais on doit se souvenir que ce sont 90 organisations qui appelaient à la manifestation. Ce qui fait entre 10 et 20 personnes par association…

Le cocasse est que pour des gens qui appellent au droit de manifester, il est à noter qu’ils ont cherché à empêcher certains autres de le faire ! En effet, une vingtaine d’activistes du TAK (comité d’action linguisitique flamand) voulaient participer à ce défilé puisque ce groupe est lui-même une victime récurrente de ce genre d’amendes communales.

Par naïveté ou par bravade, ils pensaient que le fait de se dire « ni de gauche ni de droite » suffirait à les faire accepter par les organisateurs.

Mal leur en pris car manifestement, à l’exception de quelques intellectuels de gauche flamands dont les militants du Vlaams-Socialistische Beweging-nationalistes flamands de gauche (et le PTB dont certains membres discutèrent un bon moment avec les nationalistes flamands), le reste de l’extrême-gauche les considère bel et bien comme des «fascistes». Et les a traités comme tel en les maintenant à l’arrière de la manifestation.

En effet, un « service d’ordre » improvisé composé de quelques « ados » en manque de sensation portant la version la plus « IN » du black-bloc branché leur a fait face un long moment, retardant d’autant le départ de la manifestation.

Vilaine peau, timidité ou faux vrais durs ?

Vilaine peau, timidité ou faux vrais durs ?

Finalement, ce sera la police qui va séparer les deux groupes et permettre au TAK de suivre à distance le cortège.

A noter que si l’excuse de cette « intolérable intolérance » était que les organisateurs avaient affaire à de non-démocrates, on peut s’étonner alors que dans les rangs du service d’ordre se trouvait quelqu’un porteur d’un drapeau du Secours Rouge, organisation de soutien aux terroristes marxistes du monde entier et, accessoirement, des assassins des Cellules Communistes Combattantes. A côté de ça, les activistes du TAK étant, reconnaissons-le, de paisibles poètes.

A gauche, le porte-drapeau du fan-club des assassins des CCC

A gauche, le porte-drapeau du fan-club des assassins des CCC

Mais à gauche, le mot démocratique, comme le mot tolérance, est souvent à géométrie variable…