Le retour des C.C.C?

C.C.C. (Cellules Communistes Combattantes) était le nom d’un groupe terroriste gauchiste, auteur de nombreux attentats en Belgique entre 1984 et 1985 et qui a le sang de 2 pompiers sur les mains.

En 1985, le groupe fut démantelé par la police mais depuis, il a toujours subsisté un cercle de sympathisants actifs.

Les cercles pro-C.C.C . se sont d’abord réunis dans divers  groupes de soutien à leurs prisonniers. Groupes qui ont débouché sur la recréation d’une branche belge du « Secours  Rouge » (association internationale de soutien aux groupes révolutionnaires et terroristes maoïstes). Sur un plan  plus politique, cette mouvance s’était regroupée au sein du bloc Marxiste-Léniniste. Bloc dont on peut ne dire qu’il fut en bêton, puisqu’il implosera assez vite en 2009 et par la suite mettra fin à ses activités, en 2010.

Voici la belle brochette de démocrates et d’humanistes encensés par nos maoïstes locaux

Sur ses décombres, on verra apparaître divers groupes : une mouvance se revendiquant « antifa », un centre de documentation marxiste-léniniste-maoïste  (publiant des textes théoriques et historiques aussi longs qu’indigestes) et un collectif « Classe Contre Classe  » qui fut très éphémère.

Or ce 30 novembre, on a appris la création officielle d’une organisation du même nom et provenant de la même mouvance, puisqu’elle a intégré en son sein le Secours Rouge. Les initiales de ce groupe (Classe Contre Classe) sont bien évidemment une allusion évidente aux C.C.C. terroristes évoqués en début de cet article.

Alors en soi, ce n’est pas la nouvelle du siècle. Ce n’est qu’une tentative de plus pour la mouvance maoïste de s’organiser.

Mais la référence au groupe terroriste C.C.C  n’est pas innocente et l’on doit constater que ce nouveau mouvement assume l’usage de la  violence : « Nous considérons la violence révolutionnaire comme un moment inévitable de la lutte (…). Cette violence, chez les révolutionnaires, ne doit pas être l’expression d’une rage individuelle mais une forme de la lutte obéissant aux mêmes critères de décision et d’évaluation que les autres. » (Texte de fondation de « Classe Contre Classe », publié le 2 octobre 2020).

Ensuite, il faut savoir que c’est cette mouvance qui, au travers d’une organisation internationale dénommée ICOR (acronyme qui signifie en français « Coopération Internationale de partis et d’organisations révolutionnaires ») a organisé une sorte de légion gauchiste internationale partie  s’entraîner à la lutte armée au Rojava (Kurdistan syrien) : voir article ICI !

Alors, ce n’est pas demain que nos maoïstes locaux vont arriver à leurs fins, dont on a une meilleure idée en lisant ceci : « Notre objectif final est le communisme, une société sans classe et sans État… » (Texte de fondation de « Classe Contre Classe », publié le 2 octobre 2020).

En effet, pour l’instant, leurs seuls faits d’armes actuels consistent en quelques collages sauvages et au fait de détruire, de manière assez virile, quelques abris-bus lors de manifs sauvages. Mais il n’en reste pas moins qu’il faudra garder l’œil, sur ces administrateurs de la lutte armée.