Nouvel appel à la violence des antifa

Sur le blog de « l’action antifasciste » lilloise, on peut trouver un charmant post intitulé (faute d’orthographe reprise) « On s’organise, vous êtes morts salles bourgeois ». Ce post comprend une vidéo d’un rap particulièrement sympathique et qui commence par un gros plan sur des fusils d’assaut. Les paroles, elles aussi, sont bien légères…

Bref de vrais démocrates à l’oeuvre. Il est vrai que ceux-ci n’ont pas de complexes à montrer que le mouvement antifa n’est en fait qu’une récupération de l’extrême-gauche puisque le sous titre de leur association est : « Pour le socialisme, pour le communisme ! »

Pour les amateurs de poésie :

http://actionantifa.over-blog.org/article-26147440.html

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Extrême-gauche, la tentation terroriste ?

Sur ce site, nous n’avons cessé de dénoncer le danger que représentait une extrême-gauche toujours prête à utiliser la violence comme argumentation. Nous avons toujours averti que ces extrémistes n’avaient jamais véritablement renoncé à la lutte armée. Et les évènements de ces derniers mois, partout en Europe, semblent nous donner raison.
D’abord, bien sûr, en Grèce où l’on assiste à une véritable insurrection encadrée et manipulée par des groupes anarchistes très organisés et très violents.
 

 
Mais aussi en Italie, en France, en Espagne et même en Belgique.
 
Rapide tour d’Europe du retour de la terreur gauchiste.
 
France
 
Un récent rapport des services d’informations de la police française avait annoncé une radicalisation de la mouvance « anarcho-marxiste ». Cette mouvance avait déjà démontré sa capacité de nuisance lors du mouvement étudiant contre la réforme dite du CPE, puisqu’elle avait fait dérapé de nombreuses manifestations en affrontements contre la police.

Plus récemment, les anarcho-marxistes s’étaient même confrontés, en marge d’une manifestation « sociale » au service d’ordre de la pourtant déjà très gauchiste « LCR » (Ligue Communiste Révolutionnaire). Ils s’étaient également confronté au service d’ordre de la CGT (syndicat français de gauche) en mai dernier.

Incidents entre ultra gauchistes et service d'ordre syndical en France

Incidents entre ultra gauchistes et service d'ordre syndical en France

Enfin, les récents sabotages anti SNCF, démontrent qu’une volonté de passer à l’action directe existe bel et bien. Le tout est de savoir le degré d’intensité que va revêtir celle-ci.
 
Italie
 
Ici l’extrême gauche est toujours restée fidèle à sa réputation de violence.
Récemment, les autorités italiennes ont démantelé un groupe terroriste intitulé Parti Communiste Politico-Militaire  qui avait des ramifications en Belgique (voir plus loin).

Les récents incidents liés à la réforme étudiante ont également souligné le caractère violent des extrémistes de gauche italiens.
 
Espagne
 
Un bilan des « exploits » des antifa espagnols est éloquent en soi :

Janvier 2008 : en un mois se dérouleront au moins 6 agressions « anti-fascistes ».

Les premières vicitimes furent  trois mineurs qui ont été attaqués par sept individus à Moncloa. Le jour suivant, six personnes s’attaquent à un jeune « nationaliste » à Alcobendas. Le 8 janvier, quatre extrémistes de gauche mènent une attaque préméditée à Moratalaz. Le 12 janvier, un groupe d’anti-fascistes attaquent à des jeunes « de droite » dans un bar à Campamento. Deux jours plus tard, le comissariat de Arganzuela reçoit une plainte pour une nouvelle agression du même type dans le métro.  La même journée, un groupe d’anti-fascistes provoquent un incendie dans le bar «Los Toledanos». Le 27 janvier se produit une des agressions les plus violentes.  Un jeune et son amie sont attaqués par des sympathisants d’extrême gauche à Usera.  Le garçon restera dans le coma un mois.

Le 1er février, cinq anti-fascistes essaient d’attaquer un collège de la rue Corazón de Maria.  La police réussit à éviter l’attaque et saisit  plusieurs armes blanches. Quatre jours plus tard, la police intercepte deux armes blanches et deux armes avec des clous appartenant à deux jeunes d’extrême gauche.

Le 19 février, des anti-fascistes attaque un meeting du parti Unión, Progreso y Democracia (UPyD), dont la porte parole est Rosa Díez et blessent plusieurs agents à Pozuelo de Alarcón.

Dix jours plus tard, une concentration autorisée du parti Nación y Revolución (groupe NR) sur la place Tirso de Molina est attaquées par des anti-fascistes dont sept seront arrêtés.  Bilan, dix policiers blessés et de nombreux dégâts au mobilier urbain.  A noter dans ce cas-ci, qu’il n’y eut pas de contact direct avec les nationaux-révolutionnaires qui les attendaient de pied ferme.

En mars, une nouvelle agression à San Blas. Cinq anti-fascistes s’attaquent à trois jeunes de manière sauvage.

Le 27, des extrémistes de gauche agressent deux vigiles à Moncloa, suite à l’interpellation de camarades détenus.

Le 4 mai, sept anti-fascistes agressent au couteau deux jeunes à Chamartin.

Le 1 juin bataille rangée à Sol qui se soldent par 6 arrestations.

Le 7 juin, des anti-fascistes attaquent avec des haches, cinq personnes qui étaient dans une voiture.

Le 12 juin, un jeune est agressé sur l’avenue de América.

Le 16 juin nouvelle attaque contre un autre jeune à Chamartín.

En octobre, les gauchistes ont attaqué un meeting de Democracia Nacional, la voiture d’un militant sera détruite.

Ce mercredi 10 décembre, après une manifestation non autorisée organisée à Madrid par divers groupe d’extrême gauche qui voulaient soutenir les émeutes en Grèce, des incidents ont éclatés lors de la dislocation du cortège.  Un groupe d’anti-fascistes a attaqué le commissariat de police de la rue Montera en plein centre ville.

3 policiers ont été légèrement blessés et 9 personnes ont été arrêtées dont deux mineurs. Ils ont tous été (pour une fois) incarcérés (sauf les mineurs). Les incidents ont occasionné des pertes pour au moins 14.000 euros.

A tout cela il faut ajouter les vitrines cassées de différentes banques et commerces. A noter que d’autres incidents se sont déroulés le même jour à Barcelone.

Belgique
 
L’été dernier, la mouvance de soutien au terrorisme avait déjà défrayé la chronique après l’arrestation de plusieurs membres du SR et d’anciens terroristes membres des CCC (voir https://antifaahahah.wordpress.com/2008/07/12/histoire-des-ccc/)
Les derniers auraient en effet été en contact avec un groupe terroriste italien : « le Parti Communiste Politico-Militaire».

Mais outre ces habituels nostalgiques de la Fraction Armée Rouge et d’Action Directe, d’autres mouvances d’extrême-gauche se sont misent à muscler le discours et les actions.

Dans les milieux anarchistes flamands d’abord. Ainsi, en Mars dernier, lors d’une contre-manif antinationaliste, les observateurs avaient été marqués par la constitution d’un bloc autonome qui refusera toute consigne et cherchera, sans hésiter, la confrontation avec les manifestants nationalistes. Et ce « black bloc » finira même par se confronter à la police.

L'extrême-gauche s'affrontant avec la police à Gand

L'extrême-gauche s'affrontant avec la police à Gand

En octobre dernier, cette même extrême gauche avait empêché, par la violence, un débat de se tenir à l’université de Gand. Et enfin, en ce mois de décembre, une manifestation de soutien aux émeutiers grecs s’est transformée, sous l’impulsion d’un bloc autonome anarchiste, en une soirée de destructions de vitrines de nombreux commerçants.
 
A Bruxelles aussi, les milieux policiers ont constaté une radicalisation des activistes « antiracistes » et anarchistes. D’abord, par des graffitis appelant à incendier les centres fermés pour illégaux ou appelant à la violence ou  à des actions de plus en plus agressives envers la police.

Enfin par la perpétration d’une série d’actes de violences tels que :

Les vitres des bâtiments du syndicat de la police VSOA à Molenbeek. sont brisées dans la nuit du 9/12. Un communiqué est envoyé se terminant par :  «Solidarité avec la révolte en Grèce! Contre tous les Etats! Pour l’anarchie!»

Le mercredi 10 décembre, une voiture de police est incendiée à St-Gilles. Un communiqué de revendication lie cette action aux événements en Grèce.

Le jeudi 11 décembre, une tentative d’incendie est perpétré contre l’agence bancaire ING d’Auderghem. Là également, est envoyé un texte de revendication de nature gauchiste.

Le Samedi 13 décembre, c’est un attentat contre contre la Pastorale de la communauté grecque à Ixelles. Là aussi, on fera clairement allusion à la situation en Grèce via un communiqué.

Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19/12, une voiture de ISS Cleaning à été incendiée à Schaerbeek. ISS effectue des travaux de nettoyage dans les centres fermés. Le message de revendication indique: « De Steenokkerzeel à Athènes, feu aux frontières, feu aux papiers, feu à l’Etat. »

Dans la nuit de jeudi 19 à vendredi 20/12, une voiture de police garée devant le commissariat de Saint-Josse, cette fois, a été incendiée.

A noter que le Secours Rouge publie des revendications « anonymes » de ces apprentis terroristes, et ceci sans état d’âme. Vous avez dit « apologie de la violence ? »

A la lecture de ce qui précède, il est indéniable que l’extrême-gauche est en train de (re) basculer, « au mieux », dans l’activisme violent et « au pire » se prépare à repasser à la lutte armée. Lorsqu’on sait que le Secours Rouge a recruté d’anciens truands, dont certains ont du sang sur les mains, on ne peut que s’inquiéter de cette évolution.
Evolution ignorée voire tolérée par les soi-disant « défenseurs de la démocratie » du genre « Résistances & Co » dont on attend toujours ses enquêtes sur ces extrémistes là!