Le mouvement maoïste est mort ? Non, car il scissionne encore !

Le mouvement maoïste est apparu suite à la suite de la rupture sino-soviétique, dans les années 1960, poussant les militants communistes à s’organiser hors des organisations considérées comme « révisionnistes », c’est-à-dire les partis communistes orthodoxes restés pro-soviétiques.

Depuis cette « belle époque » où Jacques Grippa fonda un Parti Communiste dissident, le mouvement maoïste n’a cessé de se déchirer, provoquant un nombre de scissions à côté duquel le Front National belge fait office d’exemple d’unité et de constance.

Aujourd’hui en subsiste le PTB (Parti du Travail de Belgique) et le BML (Bloc Marxiste Léniniste ).

Mais le PTB est en plein tournant idéologique pour raison de « tout «électoral » et le Bloc Marxiste Léniniste a annoncé son autodissolution.

Nous avions déjà évoqué les problèmes internes que connaissait le BML dans des articles précédents :
https://antifaahahah.wordpress.com/2009/06/18/quand-larmee-rouge-se-fractionne/
https://antifaahahah.wordpress.com/2009/08/24/bonne-ambiance-entre-revolutionnaires/

Nous ne sommes donc guère étonnés de cette mort annoncée. Mais elle provoque une recomposition de l’ultra-gauche que nous pensons intéressante d’analyser. Et ceci d’autant plus que ce nouvel éclatement semble signifier l’émergence d’une mouvance antifa qui se veut radicale et violente.

Espoirs déçus
Le Bloc avait voulu réunir des militants d’ultra-gauche de diverses sensibilités : grippistes (de Jacques Grippa qui fut le leader du maoïsme dans les années 60), fan’s du communisme à l’albanaise d’Enver Hoxha, marxistes-léninistes maoïstes, supporters de la pensée du « Président » Gonzalo, chef de la sanglante bande terroriste « Sentier Lumineux » au Pérou et enfin, admirateurs de la lutte armée autour des anciens membres des CCC (voir https://antifaahahah.wordpress.com/2008/07/12/histoire-des-ccc ).

La première crise du BML éclatera avec les animateurs de l’association de soutien à la lutte armée « Secours Rouge » (SR) qui reprochaient au Bloc de vouloir instrumentaliser SR pour le seul BML : https://antifaahahah.wordpress.com/2009/06/18/quand-larmee-rouge-se-fractionne/. Mais des divergences existaient également sur le fait de se distancier ou non de l’aventure CCC et sur le fait de trop vouloir s’aligner sur ce que fut le PCMLB ( Parti Communiste Marxiste Léniniste de Belgique) de 1967 au milieu des années 80.

Cette scission, outre le maintien de SR, va s’organiser dans un groupe intitulé « Classe contre classe » qui est l’homonyme d’un collectif de soutien aux CCC, crée dans les années 80. Bertrand Sassoye, ancien des CCC et meurtrier, est un des leaders de Classe contre classe dont les initiales forment comme par hasard : CCC.

Cette première crise en amènera très vite d’autres. Et la préparation du dernier cortège planifié par le BML ce 1er mai dernier, va accélérer les choses. En effet, les tensions se feront de plus en plus fortes entre les maoïstes purs jus et ceux que l’on appelle les « pro-albanais » et une tentative de faire participer au cortège, une association « petite bourgeoise » comme le Parti humaniste va accélérer le processus de décomposition du BML qui va prononcer sa dissolution le 5 mai dernier.

Cette implosion va provoquer la naissance de nouveaux groupes :
– le Centre Marxiste Léniniste Maoïste dont le site a des liens vers les sites de soutien aux CCC, à Secours Rouge et au terroriste international Georges Ibrahim Abdullah, toujours en prison pour l’assassinat de diplomates américains et israéliens.. : de vrais démocrates quoi !

– il y a le Comité d’Organisation Marxiste Léniniste qui semble particulièrement détesté par les gens de « Classe contre Classe ! »

– et enfin, il y a le lancement d’une structure de type « Action Antifasciste ». Terminologie typique lorsque les maoïstes veulent utiliser l’antifascisme pour distiller leurs idées et recruter.

Encore des antifa ?

En soi, c’est une non-nouvelle puisque des associations antifa se créent et disparaissent sans cesse. Et lorsqu’elles subsistent, c’est tellement anecdotique que cela ne signifie rien. Par exemple, la récente structure « Jeunes Antifascistes » qui malgré qu’elle soit soutenue par la FGTB n’a, à ce jour, RIEN à son actif comme activité. A part, avoir commencé un blog qui se limite à 2 articles dont le dernier a été publié le 8 juin dernier !

Ici, c’est un peu particulier par les liens de cette « action antifasciste » avec des milieux qui ne cachent pas leur admiration pour la violence et qui comptent des anciens terroristes et meurtriers dans leurs rangs.

C’est également spécial car il se pourrait bien que certains d’entre eux soient déjà passés à l’action : vandalisme à Charleroi de la salle où devait se dérouler un meeting identitaire, le 1er mai dernier ou alerte à la bombe contre un souper de solidarité le 4 juillet dernier à Bruxelles.

Bon, c’est vrai qu’ils ne sont guère doués puisque dans le premier cas, ils ont été filmé en pleine action et pour l’autre cas, certains de ces « antifa » ont été contrôlés par la police.

Mais il n’empêche que ce nouveau rebondissement à l’ultra-gauche devra être sérieusement observé.

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Trop drôle !

Claude Demelenne est un journaliste-essayiste d’une sensibilité de gauche mais qui, ces derniers temps, n’hésite pas à cracher dans la soupe gauchisto-bien pensante.

Il était déjà coutumier du fait en ayant lancé des attaques très vives contre une certaine extrême-gauche trop pro-palestinienne ou trop pro-islamiste à son goût.

Il en avait déjà étonné pas mal en se mettant à écrire pour le très droitier et pro-israélien hebdomadaire satirique Père Ubu.

Mais là où ça devient excellent, c’est qu’il vient de publier une lettre ouverte au site « antifasciste » Résistances. Lettre dans laquelle, il leur reporche de ne pas assez s’occuper du racisme anti-blanc, de ne pas dénoncer assez les groupes islamo-gauchistes etc…

Pour rappel, le même site Résistances s’était réjoui de la condamnation, voici quelques années, de plusieurs dirigeants de NATION qui avaient diffusé des tracts avec comme slogan « halte au racisme anti-belge ».

Ce qui explique sans doute le peu d’empressement de Résistances à réagir publiquement à cette lettre ouverte. La démocratie et le débat, c’est bien…pour les autres !

Maintenant pour ce qui est de l’alignement de cette soi-disante gauche sur des positions « néo-conservatrices », nous ne pouvons que renvoyer vers cet ancien article

Les recompositions auxquelles on asiste dans la gauche belge, comme française, nous confirme dans notre analyse : on les retrouvera bientôt au sein de la droite néo-conservatrice et islamophobe.

Mais les cocus antifa ne pourront pas dire que nous ne les avions pas prévenu.