Quand les communistes belges tuaient du communiste belge !

Dans tous les milieux de gauche, on continue de nous bassiner avec Clément Méric, cet antifa mort lors d’une bagarre qu’il avait lui-même déclenché en agressant des jeunes nationalistes à Paris en 2013.

Méric par-ci, Méric par ça…Mais tous les martyrs de l’extrême-gauche n’ont pas droit à autant de gloire et certains sont même tombés dans l’oubli. Ce qui est le comble quand on sait à quel point, ces gens-là nous rabâchent le concept de « devoir de mémoire ».

Un des exemples les plus criants de cette mémoire très sélective est Marcel Seys. Le drame de ce militant communiste, mort en 1965, est qu’il n’a pas été tué par des « fascistes » mais bien par d’autres communistes…

Appliquons donc le devoir de mémoire pour Marcel Seys.

Pour bien comprendre comment cela a pu se passer, il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Au sein du mouvement communiste vient de se passer le grand schisme puisque l’URSS et la Chine Populaire, les deux super puissances communistes, divorcent et se mettent à se concurrencer afin d’essayer d’apparaître chacune comme le fer-de-lance de l’internationale communiste.

Ce qui provoque dans chaque pays, une véritable lutte entre partis communisants. D’un côté, les partis communistes «orthodoxes », fidèles à Moscou, et qui commencent à essayer de se dégager de l’héritage stalinien et de l’autre, les « chinois » comme on les appelait qui s’alignent sur la ligne maoïste et qui perçoivent, dès lors, la Chine de Mao comme l’avant-garde de la révolution mondiale alors que selon eux, l’URSS est devenue un état réformiste et petit bourgeois.

En Belgique, cela se conclura par une sérieuse scission en 1963 lorsque Jacques Grippa, personnalité communiste assez populaire, quittera le Parti Communiste de Belgique (pro-soviétique) pour fonder le parti homonyme PCB (pro-chinois).

En faisant cela, il commit un double crime aux yeux des « orthodoxes » : faire scission et, en plus, essayer de récupérer les fameuses (à l’époque) initiales PCB.

A partir de là, la concurrence sera tellement féroce qu’elle se termina tragiquement puisque lors d’une confrontation entre colleurs d’affiches des deux partis « frères ennemis », un militant du PCB orthodoxe Marcel Seys va être tué par un militant du PC « chinois », un nommé Bandella.

A noter que pour ces faits, l’auteur prendra 6 mois de prison…avec sursis. Imaginons quelle peine de prison prendrait un militant nationaliste s’il tuait un militant communiste lors d’un collage d’affiches et on comprend à quel point, la justice belge a toujours été très complaisante avec une certaine extrême-gauche.

On peut penser ce qu’on veut des idées de la victime, Marcel Seys, mais remarquons que personne n’en parle jamais. Le Parti ne semble plus le connaître. Pour lui, les bien-pensants n’écrivent aucune article, n’organisent aucune commémoration. Aucun article dans Résistances pour dénoncer le « fascisme rouge ».

En fait, Marcel Seys est mal mort ! Il ne sert à la propagande de personne. Au contraire, il est la preuve que l’extrême-gauche est sectaire et violente ! Pour cela, il a été oublié par le Parti pour lequel, il a donné sa vie !

Alors, si on doit être les derniers, même si on ne partageait évidemment pas ses idées, nous rappellerons régulièrement que Marcel Seys fut un militant mort pour une mauvaise cause et, de plus, abandonné par celle-ci !

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Jacques Grippa, chef du PCB « chinois » rencontre son idole !

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